Hélène Darroze, cuisine de coeur

Publié le par Oly

Ma rencontre avec Hélène Darroze

Comme vous vous en souvenez sûrement, j'ai rencontré au mois de mars, la chef doublement étoilé Hélène Darroze dans son restaurant parisien afin de réaliser une interview d'elle pour le magazine pour lequel je travaille. Voici donc la page née de cette rencontre magique et l'article que je lui ai consacré.


Hélène Darroze, cuisine de cœur

Ambiance cosy et bougies, Hélène Darroze nous reçoit avec chaleur dans le boudoir de son restaurant parisien. Une rencontre magique…

Racontez-nous vos débuts…
Hélène Darroze : "Pour moi la cuisine c'est une chose naturelle puisque je suis issue d'une famille de cuisiniers. A l'âge des choix, je me suis lancée dans des études de commerce. Puis la maturité aidant, je me suis décidée à vivre ma passion pour la cuisine. J'ai alors rejoint Alain Ducasse dans son restaurant à Monte-Carlo où je suis restée 3 ans. Les premiers mois en tant que commis puis comme responsable administrative. La cuisine me plaisant mieux que les bureaux, je me suis lancée sur les encouragements d'Alain Ducasse. Je suis donc rentrée chez moi dans les Landes, au restaurant familial."

Comment avez-vous vécu cette expérience familiale ?
H.D. : "Mon père a été merveilleux… Nous ne voyions pas les choses de la même façon, alors il s'est généreusement effacé pour me laisser faire mes armes. Mais cela m'a permis de me faire seule, même si parfois je regrette mon manque de technique…Je cuisine à l'instinct. "

5 ans plus tard on vous retrouve à Paris…
H.D. : " Oui, j'avais envie d'une maison qui me ressemble, envie de m'exprimer pleinement dans un lieu. Et c'est ce que j'ai trouvé au 4, rue d'Assas à Paris."

Comment se déclinent les ambiances de votre restaurant rue d'Assas?
H.D. : " Il y a d'abord le Boudoir où l'on entame le repas autour d'un apéritif et où on le prolonge avec un café ou un armagnac. Puis le Salon, on y mange des tapas dans une ambiance décontractée. Et enfin la Salle à Manger à l'étage qui est le restaurant gastronomique plus traditionnel… avec des accents du Sud."

Et les influences du Toustem ?
H.D. : " Le Toustem, c'est le bistro par excellence. C'était un endroit rustique que j'ai repensé et modernisé dans le 5ème arrondissement. J'y mets toutes mes racines puisque Toustem veut dire "toujours" en landais.

Quels sont les adjectifs qui caractérisent votre cuisine ?
H.D. : " C'est une cuisine d'auteur et de cœur. Une cuisine instinctive qui sort des tripes. Ma cuisine parle pour moi, elle dit mon éducation, mes racines, mon terroir…"

Quelle est votre philosophie de vie, de travail ?
H.D. : " Je veux donner du plaisir en me faisant plaisir. Être une marchande de plaisir en accord avec moi-même, telle que je suis: sensible et authentique."

Est-ce un atout ou un handicap que d'être une femme dans ce métier ?
H.D. : " C'est ni un avantage, ni un inconvénient. Toutefois les femmes n'ont pas le même physique et une résistance moindre alors il faut s'accrocher. Et du fait que ce soit atypique j'attire plus l'attention, mais c'est très bien car cela me pousse à être toujours à la hauteur."

Quels sont vos produits de prédilection ?
H.D. : " J'aime avant tout et particulièrement les produits de mon terroir : les foie gras et volailles de Landes, le Thon de Saint Jean de Luz. Et j'adore travailler les légumes."

Quels sont vos projets pour la suite ?
H.D. : " J'ai un projet à l'étranger, mais, désolée, je ne peux encore rien vous dire. Ne vous en faites pas vous en entendrez bientôt parler…"

Une recette rapide pour nos lectrices ?
H.D. : " Très rapide et simple, la Macaronade au foie gras. Des macaronis, des dés de foie gras, un peu de crème et de persil plat tout simplement."

Et la recette du bonheur ?
H.D. : " Ma fille, Charlotte."

5 minutes chrono, la questionnaire express
1 plat : Le poulet rôti.
1 boisson : De l'eau et peu de thé.
1 épice: Le cumin.
1 livre : La vie devant soi de Romain Gary.
1 CD : Les Suites pour Violoncelle de Bach.
1 film : César et Rosalie de Claude Sautet, mais aussi dans un autre genre, Mission de Roland Joffé, un très beau film sur le repentir.
1 lieu : sans hésiter Hanoï d'où vient ma fille que j'ai adopté l'été dernier.
1 couleur : puisque le blanc n'est pas une couleur, le rouge !
1 proverbe : Personne ne me volera ce que j'ai dansé, c'est un proverbe que j'ai traduit de l'espagnol.
1 souhait : Le bonheur de Charlotte, ma fille.

Publié dans Bla bla & Co

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MaryAthenes 30/07/2008 15:36

Merci d'avoir participe a ma devinette,Bises

eleonore 29/07/2008 23:45

R comme Retour de ce superbe périple. Deux semaines de regards sur notre belle France. Un compagnon génial ( Nikon ) et des paysages qui ont été un régal pour les yeux. Entre la Drôme, le Lubéron, l’Ardèche et l’Auvergne que dire…Bonne cuisine et un accueil sympathique. On ne revient jamais vide de beaux sentiments. Merci de ton gentil commentaire durant mon absence, cela m’a fait chaud au cœur de les lire. A tout bientôt. ps; bravo pour ton article...